21.02.2007

Mardi Gras

un petit parcours avec les Gilles... de sortie en ce jour de Mardi Gras

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HISTORIQUE DU " GILLE "

Les origines du " Gille " se perdent dans la nuit des temps, les historiens belges, les plus au fait restent encore divisés à leurs sujets. Le GILLE aurait fait son apparition pour la première fois, en Belgique aux fêtes Grandioses qui furent organisées, le 22 août 1579 par Marie de Hongrie, en son palais De Binche et de Mariemont à l'occasion de la visite en Belgique, de l'Empereur Charles- Quint et de son fils Philippe. Né à Gand, en Belgique, roi d'Espagne en 1515, empereur d'Allemagne en 1519, Charles-Quint se distingua surtout par ses guerres contre François 1er, roi de France. En 1549, il venait d'inscrire à son actif un nouveau fleuron ; le légendaire Empire des Incas Était passés sous sa domination tyrannique. Dans son livre " Le Carnaval de Binche ", l'auteur belge A. Labrique, écrit : A l'époque les populations européennes avaient l'imagination vivement frappée, par les récits des explorateurs Et leurs enthousiastes descriptions du nouveau monde occidental. Les organisateurs de fêtes n'eurent garde de négliger pareil " tableau vivant ", et c'est ainsi que, figure dans la féerie les fameux Incas rouges aux tatouages multicolores, aux coiffures de plumes et danses caractéristiques. La population binchoise séduite de ce costume l'adopte, et le reproduit au carnaval suivant. Un autre auteur belge Norbert Delporte, qui partage le point de vue de Labrique, précise en plus dans son livre " Binche à travers les âges " …Nous retrouvons dans le Gille actuel les traces du modèle primitif, les gibbosités rappellent les difformités simulées des sorciers des peuplades sauvages, les sonnettes et les grelots remplacent les ferblantiers sonores, dont ces danseurs aiment a ce ceindre les reins. Les sujets multicolores qui garnissent son costume évoquent les tatouages des indiens, enfin et surtout le haut casque emplumé, rappelle indubitablement la coiffure des indigènes du Pérou. Nous pouvons ajouter que la " danse individuelle " adoptée par le Gille est la seule pratiquée par les peuplades primitives et que les roulements de la " batterie " qui scande la danse caractéristique du Gille, avec sa cadence uniforme et obsédante, évoquent d'une façon assez troublante le " tam-tam " des peuplades sauvages. A l'appui de cette thèse relevons encore la présence des oranges, qui depuis des siècles sont largement associées à la plupart des fêtes populaire en Espagne, ce qui semble indiquer que l'ancêtre du Gille est bien apparu en Belgique à l'occasion de la visite de Charles-Quint. Bien entendu depuis ces temps immémoriaux, le costume à subi des transformations. Il s'est modernisé mais a conservé suffisamment de ses caractéristiques essentielles pour évoquer l'origine indiscutablement lointaine qu'il revendique. Les épis de blé, les fleurs, les oranges symboles de la fécondité, de l'abondance, les étoiles et les soleils qui garnissent le costume donne au Gille son caractère éminemment pacifique. Et c'est pour ça que nous l'aimons encore et pourquoi pas toujours.

Historique écrit par monsieur Léon Lefèvre.

je vous invite à les suivre, au son des tambours, ambiance assurée

 

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je vous invite à les suivre, au son des tambours, ambiance assurée

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14:00 Ecrit par Martine dans Folklore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note